En première année de médecine, la différence se fait rarement sur un “coup de génie”, mais sur la capacité à travailler régulièrement, jour après jour. Mettre en place une routine stable (horaires de lever, de travail, de pauses et de coucher) permet de gagner en efficacité sans s’épuiser, surtout à l’approche du concours. L’objectif n’est pas de tout planifier à la minute près, mais d’avoir des blocs de temps dédiés aux révisions et de s’y tenir.
L’essentiel est de trouver un rythme qui vous convient, plutôt que de copier le planning de quelqu’un d’autre.
À l’approche de décembre, le planning devient un outil central pour ne rien oublier. L’idée est de lister toutes les matières et tous les chapitres à revoir, puis de les répartir sur les jours et semaines restantes avant le concours. Un planning hebdomadaire permet de visualiser tout de suite si le volume de travail prévu est réaliste ou totalement surchargé.
Un bon réflexe consiste à noter, au fur et à mesure, les chapitres vus, revus, les annales faites et corrigées, ainsi que les QCMs encore à retravailler. Cela donne une vue claire de l’avancement et évite la panique de “tout est à revoir” à quelques jours de l’épreuve.
Le concours repose largement sur des QCMs, et la meilleure façon de s’y préparer reste de s’entraîner sur… des QCM. Travailler régulièrement sur des annales des années précédentes permet de se familiariser avec le format, le niveau de détail attendu et les pièges récurrents. À force de pratique, vous gagnez en rapidité, apprenez à repérer les formulations trompeuses et à gérer votre temps.
Bon à savoir : Médisup organisent des examens blancs classants dans les mêmes conditions que le concours pour vous préparer au mieux au jour J avec un classement vous se situer par rapport aux autres étudiants.
4.Réviser de manière intelligente, pas seulement plus
Relire ses cours en boucle ne suffit pas à se démarquer. Les méthodes actives de révision (fiches, schémas, quiz, répétition espacée) sont plus efficaces pour ancrer les connaissances à long terme. Par exemple, certains étudiants utilisent la répétition espacée en revoyant un cours à J1, J3, J7 puis J14, ce qui aide à fixer durablement les notions.
Il est aussi utile de jouer sur les moments de la journée : les matières à “par cœur” (anatomie, certains items de biologie cellulaire…) sont souvent mieux retenues le matin, quand la mémoire est fraîche, alors que les matières plus “réflexion” (chimie, biophysique…) se prêtent bien aux après-midi. Varier les formats (écrit, oral, cartes mémoire, explications à voix haute) permet enfin de lutter contre la fatigue mentale.
Dans les dernières semaines avant le concours, la tentation est grande de sacrifier le sommeil, le sport et les moments sociaux. Pourtant, les études montrent qu’un bon sommeil et une activité physique régulière améliorent la concentration, la mémorisation et la résistance au stress. Des nuits trop courtes finissent par faire chuter l’efficacité, même si l’étudiant a l’impression de “gagner du temps”.
Garder une activité physique modérée (marche, footing, renforcement léger) et quelques temps de respiration ou de méditation permet d’évacuer la pression et d’éviter le surmenage. La veille du concours, l’objectif n’est plus d’apprendre de nouvelles notions, mais de consolider l’essentiel, préparer ses affaires et se mettre dans les meilleures dispositions possibles pour le jour J.
Le matin du concours, un certain niveau de stress est normal et même utile : il stimule la vigilance et la motivation. Pour qu’il ne devienne pas paralysant, il est recommandé d’anticiper les aspects pratiques (trajet, horaires, documents à apporter, collation) afin de limiter les sources de panique inutiles. Une fois sur place, quelques exercices simples de respiration ou de cohérence cardiaque peuvent aider à faire redescendre la pression.
Pendant l’épreuve, adoptez une stratégie claire : lire rapidement l’ensemble du sujet, commencer par les questions qu’il maîtrise le mieux, ne pas rester bloqué trop longtemps sur un item, et garder quelques minutes à la fin pour relire les réponses “douteuses”.
L’important est de se rappeler que le concours du semestre 1 est une étape clé vers la deuxième année de médecine, mais que c’est surtout la cohérence du travail mené sur le semestre qui fait la différence.